Tres magicis verbis


Avant de plonger plus dans le détails, avant de se mettre à marcher sur le chemin ; il faut déjà savoir certaines choses qui pour moi sont essentielles. Ces choses s’avéreront être très importante tout au long du voyage car elle feront office de cadre, elles nous permettront de bien garder le cap et de ne pas se laisser prendre par de fausses semblances. Parmi ces choses à garder en conscience, trois mots sont à comprendre :

  • Ésotérisme

  • Spiritualité

  • Mystique

Dans cet article, je vais apporter ma vision de ces trois mots. Cette vision, comme beaucoup de choses que je vais partager sur ce blog, est forgée sur un savoir transmis par mes maîtres, et par mes expériences directes. Je ne donne pas juste un point de vu, je partage aussi le fruit d'expériences concrètes et indiscutables sur le plan intérieur, et ce malgré l'impossibilité de prouver par la science ce que j'avance. N'y voyons pas un rejet de la doctrine scientifique. Je pense qu'elle peut apporter des supports matériels utile, mais je pense en revanche qu'elle n'est pas faite pour prouver l'existence de l'invisible et de ses mystères. Ceci étant dit, continuons.

L'ésotérisme :

Ce mot trouve son étymologie dans le Grec ancien « esôterikós » qui veut dire : « de l'intérieur ». Nous voilà déjà entrain de pénétrer doucement dans le sanctuaire de l'être. L'ésotérisme est un savoir pratique ; c'est-à-dire un outil mental permettant à l’adepte d'appréhender certaines choses de la nature afin de l'aider à cheminer dans sa quête intérieure. J'insiste sur le fait que l'ésotérisme est un outil ! Il faut accepter que ce savoir, un jour, ne servira plus à rien. Il faudra alors le transmettre et l'abandonner. N'y voyons pas ici de mauvais fatalisme et de nostalgie mélancolique, mais plutôt une marque d'évolution de conscience signifiante. Lorsque le maître intérieur se réveillera, les mots de Michael Sendivogus prendrons tout leur sens : « Maintenant, brûle tous tes livres, même les miens ».

Emblème XLI de l'Atalante Fugitive de Michael Maier

Jean Dubuis pensait qu'il était impossible de définir l'ésotérisme au début du chemin. Il pensait que le sens de ce mot se révélait au fur et à mesure que l'on avance sur la voie. Je comprend aujourd'hui bien mieux le fond de cette pensée. Plus notre conscience grandit, plus l'ésotérisme peut nous révéler ses bienfaits et sa profondeur. Il ne faut pas s'attendre à ce que cet outil soit comme une formule magique ayant pour vertu d'éclairer instantanément celui qui la prononce. La voie demande du temps car l'humain en a besoin pour se transformer ; et l'ésotérisme est la pour aider à cette transformation.

La spiritualité :

Au milieu du XIVème, on trouve le mot « espiritualité » étant un emprunt au latin « spiritualitas » (spiritualité, immatérialité). On trouve aussi la racine « spīrĭtus » (souffle, esprit) et son dérivé « spiritalis » (propre à l'esprit). Ce mot nous parle de choses qu'un Alchimiste qualifierait de « volatile ». Il nous renvois à l'immatérialité de la nature, sa part d'invisibilité que le cherchant désire tant découvrir. C'est le sens de la quête, c'est la route à suivre.

La spiritualité est aussi une attitude, une façon de voir le monde, un art de vivre et une manière de se regarder soi-même. Ce regard qu'elle offre sur la nature laisse apparaître le chemin. Elle ne le dessine pas, il est déjà présent, elle nous permet simplement de le découvrir. Elle demande un engagement total du cœur, une croyance aveugle, et beaucoup de courage. La spiritualité aussi dévoile son sens profond au fur et à mesure que l'on grandit grâce à la voie.

Illustration tiré d'un des manuscrits de Chrétien de Troyes

Aujourd'hui, croire aveuglement en quelque chose est souvent vu comme de la bêtise. A ce titre, la spiritualité ne fait pas spécialement bonne presse. Elle est perçu comme une mode relative au bien-être, un truc de hippie new-age amusant. A mon sens, elle n'est plus comprise dans son essence.

La mystique :

La racine du mot proviens du Grec « mystikos » (secret), qui donnera « mysticus » en latin (relatif aux mystères). La mystique est selon moi impossible à définir. Je n'aime pas la qualifier, je n'aime pas non plus en parler.

Sur le chemin, des choses nous sont révélés, des émergences intérieures ont lieu. La nature nous instruit par « voie cardiaque », c'est la connaissance qui vient nous foudroyer, nous éveiller. Jean Dubuis disait : « Pas de cachotteries sur les processus qui conduisent à la Connaissance mais la plus grande réserve sur la nature des expériences qui résultent de l'accès à cette Connaissance ». Je crois que ses paroles résument parfaitement ma position concernant la mystique.

Le Chaos de Wenceslas Hollar

Chacun de ces mots traduit quelque chose de bien particulier, même si difficile à comprendre de prime abord. Je pense que quand on s'engage sur la voie, il faut avant tout accepter de ne pas comprendre, de ne pas savoir. Tout s’éclaire petit à petit en persévérant. C'est en effet plutôt déroutant pour la mentalité occidentale du XXIème siècle, mais c'est ainsi. Bien comprendre le socle qui sous-tend ces trois mots, c'est partir avec un cadre solide. Ce n'est pas négligeable ! Surtout dans ce domaine ou beaucoup galvaudent le sens des mots.

Il ne faut pas oublier que cette quête du Graal est une quête profondément intime. Les mots révélerons leur essence secrète à mesure que la conscience grandira. Ils changerons de résonance mais leur sens restera le même. C'est pour cette raison que j’insiste sur l'importance de bien engrammer leur racine étymologique !

G.Attewell

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