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Guillaume Attewell & Arthur Mantes - De la psychothérapie (ou comment faire le ménage dans sa tête


C'est l'histoire d'un blog « Science de soi ». Un blog qui publia il y a peu un article nommé « Spiritualité : 5 étapes pour devenir super con ». Un article qui a tout de suite attiré mon âme de fouineur curieux, avide de propos excentriques et rebelles. J'ai donc lu, j'ai donc beaucoup ri, mais j'ai surtout beaucoup apprécié le ton et le message de fond qui finalement est bienveillant selon moi. J'ai alors entrepris de contacter son auteur, j'ai nommé : « Arthur Mantes ». Un garçon charmant et inspiré à qui j'ai fait part de l'envie d'écrire en collaboration avec lui (après l'avoir félicité sur son travail). Il a répondu et a dit oui. Ainsi est né ce doux « papier » que vous allez savourer je l'espère !

Introduction :

Il fallait un thème et ce thème, le voici : « Psychothérapie, faire le ménage dans sa tête ». Je vais maintenant vous expliquer comment cet article est rédigé. Une mécanique simple, ne vous en faîtes pas ! Je vais commencer par donner mon point de vue sur ce thème, puis, en second temps, vous allez pouvoir découvrir celui d'Arthur, mon invité sur cet écrit. J'espère qu'ensemble, en y partageant nos visions respectives, vous trouverez de quoi avancer dans votre quête de connaissance de soi ! Sans plus tarder, allons-y !

La psychothérapie, un voyage symbolique ?

Déjà dans la Grèce antique, les philosophes cherchaient à comprendre la « psyché ». En grec ancien, ce mot veut dire « âme, souffle de vie ». Ces penseurs voulaient-ils découvrir les mystères de l'âme ? Je pense que oui ! Dans ce mot : « psyché », on y trouve la lettre « psi » - ψ - (utilisée comme symbole par le monde de la psychologie). Une lettre bien étrange qui fait penser à un trident. Celui de Poséidon ? Neptune chez les romains ? Divaguons symboliquement dans ce sens...

Poséidon, maître des mers, est aussi le dieu des tempêtes, des tremblements de terre (parfois même plus généralement des catastrophes naturelles) et de la navigation. Il fait partie des 12 dieux olympiens et est essentiellement un dieu marin porteur d'une forte symbolique « eau » (ces mêmes eaux qu'il trouble, remue, et ouvre grâce à son trident). Neptune, chez les romains, est d’abord le dieu des eaux vives et des sources. C'est un peu plus tard qu'il sera assimilé à Poséidon (264 – 146 avant J.C). Les « eaux neptuniennes », en Astrologie, symbolisent la dissolution, le trouble, la confusion, le doute, mais aussi l'inspiration divine, l'aspiration spirituelle, l'éveil, etc.

La promenade de Poséidon - Ivan Aïvazovski

Nous sommes donc face à une teneur symbolique mystique, mystérieuse, relevant de l'invisible, de l'âme que nous connaissons tous instinctivement et intuitivement mais que nous n'arrivons pas à comprendre, à saisir. Plus nous avançons sur le chemin spirituel, plus nous nous enfonçons dans les profondeurs « marines » de notre être (profondeurs où règnent bien des tempêtes, des souffrances, des agitations, mais aussi des secrets importants, et des découvertes salvatrices). C'est au fond du fond de l'océan divin que le « moi » va se dissoudre pour redevenir « soi-conscient » au sein du « Grand Tout ». C'est précisément là que rentre en jeu la psychothérapie telle que je la conçois...

Peut-être pouvons-nous dire que si la psychothérapie ne s'est pas coupée de ses racines antiques et symboliques, elle serait alors l'évolution de la pensée des anciens philosophes (Grecs) ayant ouvert la voie vers la compréhension de l'âme ? C'est ce que je vous propose d'observer, et c'est de cette manière que je vous invite à percevoir la psychothérapie ! C'est-à-dire non pas une science moderne n'ayant pour but que de vous soutirer de l'argent en vous asseyant dans un vieux fauteuil, pour raconter votre vie à un type pas vraiment méchant, mais un peu ennuyeux à force de hochements de tête, accompagnés d'une seule réponse : « hum, continuez s'il vous plaît ». Non, pas ça ! Je parle d'une psychothérapie comme moyen de « plonger » en vous-même, dans vos eaux troubles, pour y remettre du calme et de la clarté. Un cheminement qui va pacifier votre « moi » pour le préparer à sa dissolution, en vue de sa coagulation avec l'éternel (pour parler avec un vocabulaire un peu plus alchimique). Car pour retrouver la conscience de l'infini et de l'éternité, il faut d’abord traverser la dissolution de l'ego (pour accepter sa non-existence).

La dissolution de la Prima Materia (ou solutio)

Ainsi, en vous engageant véritablement dans une bonne psychothérapie, vous dissiperez le doute et la souffrance, vous vous réapproprierez votre souveraineté intérieure, vous découvrirez les trésors cachés dans vos profondeurs, vous calmerez les eaux agitées du « moi », et surtout, vous retrouverez votre « souffle de vie », et donc la joie d'être vous-même ! Vous pourrez enfin chevaucher les eaux du « seigneur des mers » sans craindre ses tempêtes ! (et pour les plus aventureux, les portes du « soi » s’ouvriront).

G.Attewell

Les noces chymiques

Psychothérapie : un outil au service du changement

L'être humain est créateur : il existe une relation très particulière entre son état intérieur et entre sa vie, ses relations, ses possessions, ses accomplissement et sa propre réalisation. Nous sommes créateurs de notre réalité. Cette assomption, au premier abord obscure et mystérieuse, signifie que notre état d'être intérieur est en relation étroite avec l'extérieur et les circonstances de notre vie dont nous faisons l'expérience. En effet, qu'une personne le sache ou non, ses émotions et ses pensées sont créatrices. Comme un aimant vibrant un champs magnétique particulier ayant un impact sur son entourage, notre état d'être (constitué par nos pensées et nos émotions) est générateur d'une signature vibratoire bien particulière. C'est elle qui, au jour le jour, va attirer les expériences et circonstances extérieures de notre vie. En somme : tout ce dont nous faisons l'expérience trouve sa source en nous.

Le champs de conscience qui est nôtre est un ensemble d'énergies, d'informations et de structures particulières. Ces informations sont le produit de l'expérience du passé : nous sommes structurés sur ce que nous avons déjà vécu. Certaines expériences marquante de notre vie laissent une emprunte émotionnelle forte. De ces expériences nous tirons aussi des conclusions : des croyances. Nos peurs, limites, interdits, valeurs et autres comportements intérieurs et extérieurs découlent tous sans exception de ce que nous avons vécu, et des conclusions que nous en avons tirées. L'ensemble de ces conditionnements, émotionnels et mentaux, présents dans notre champ de conscience, sont la source des structurations qui régissent notre état d'être. Ces imprégnations qui façonnent notre structure intérieure, peuvent aller encore plus loin : inconscient collectif, vies passées, ancêtres, parents, égrégores... Tous ces conditionnements sont les filtres à travers lesquels nous percevons le monde, et aussi celui à travers lequel nous générons le monde. Il est évident que l'on ne peut "vibrer" que quelque chose qui est en accord avec notre structure présente.

Nous sommes créateurs, mais à quel point le sommes-nous consciemment ? En effet, il existe une différence entre un créateur inconscient et un créateur délibéré. Sur un sujet particulier, il existe une partie de votre être qui est en lumière : vos désirs, votre volonté, votre courage d'atteindre, de vivre ou de réaliser quelque chose. D'un autre côté, il existe cette autre partie qui est dans l'ombre : tout ce qui est inconscient. Ce qui est inconscient est ce qui est caché du conscient : ce dont nous n'avons pas conscience mais qui existe en nous. Il s'agit des peurs, limites, blessures, croyances...

Cette deuxième polarité explique pourquoi le fait de désirer quelque chose ne le fait pas arriver instantanément dans notre vie. Il existe une certaine inertie due à la partie de votre être qui résiste au changement : l'inconscient. Les blessures, les bulles émotionnelles, les croyances, les peurs sont autant d'aspects cachés de notre être qui nous emprisonnent dans le non-changement. Bien que nous n'en ayons pas conscience, ces aspects cachés de nous-mêmes vibrent eux aussi : ils émettent une signature électromagnétique qui est génératrice de notre réalité. Cela veut dire qu'une partie de notre réalité est due à notre inconscience, et une autre est due à notre conscience. Ce qui est certain, c'est que toute notre réalité, c'est à dire celle que nous acceptons et honorons, et aussi celle que nous rejetons et réprimons, provient de nous.

Alors, si vous vous posez une des questions suivantes:

  • "Pourquoi est-ce que je vis tout le temps la même chose ?"

  • "Pourquoi n'ai-je pas accès à cela dans ma vie?"

  • "Qu'est-ce qui me bloque ou me limite pour vivre cela?"

C'est probablement que la partie inconsciente de votre être concernant ce désir particulier s'oppose d'une manière plus forte que la force créatrice de votre volonté consciente.

Comment alors s'aligner sur nos désirs pour les vivre ? Quelle est la science derrière le fait de rendre réalité ses rêves et aspirations? Cette voie est celle de l'alignement et de l'intégrité. Si vos désirs conscients sont en accord avec votre être, conscient et inconscient, alors vous devez les vivre et en faire l'expérience concrète dans la matière. Dans le cas contraire, comme nous l'avons vu, c'est qu'une certaine partie de votre être est en opposition.

S'aligner, c'est dissiper et dissoudre toute énergie de notre champs de conscience qui s'oppose à ces désirs. Les peurs, les émotions enfouies, les blessures, les croyances font partie de ces éléments qui emprisonnent notre être dans une certaine réalité. En se transformant intérieurement, on transforme notre réalité extérieure. C'est inévitable. C'est pourquoi réaliser un travail de libération et de guérison intérieure est si important : en libérant les "générateurs inconscients" qui résident en nous, on s'autorise à vibrer d'une manière pure et alignée sur nos désirs réels.

Voici une métaphore qui illustre ce travail :